PARISARTISTES # 2016, le pari d’une artiste

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Karine Paoli nous accueille le sourire aux lèvres. Elle a l’air énergique, déterminée, surexcitée. Pour la photographe parisienne, Paris est une grotte fantastique aux milles richesses. Les lieux ne manquent pas pour les artistes émergents et des possibilités, Karine en voit partout. Il y a seize ans, la grande blonde reprenait un atelier d’artistes à Paris dans le 10e arrondissement.  C’était son «bébé» comme elle le dit si bien. Le bébé a grandi, évolué et a finalement engendré PARISARTISTES #. L’événement artistique créé en 2014 en est à sa troisième édition. Au début on l’a traité de « dingue ». Ce n’est pas ça qui l’a découragée : « J’ai un côté un peu têtu, un peu corse. Plus on me dit non plus j’y vais ». PARISARTISTES # c’est aussi deux amis qui se sont joints à elle : Emmanuel le Bihan, le commissaire d’exposition et Alain Olympie, le trésorier.

De janvier à février, un appel à candidature est lancé et les artistes peuvent postuler. Ils viennent d’horizons divers et utilisent des médiums tout aussi différents. Artistes autodidactes ou artistes appartenant à une galerie : aucune distinction n’est faite. Cette année, 155 artistes ont été qualifiés. Le jury qui déterminera le prix du jury au vernissage ce jeudi 7 octobre, est composé du commissaire d’exposition, de Karine Paoli, de leur deux mécènes : Textom et la Matmut, d’une galeriste de Miami, de la directrice des partenariats du Parisien, de la fondatrice de KazoArt, une galerie en ligne et de la maire du 9e : Delphine Bürkli. C’était très important qu’elle fasse une fois encore partie du jury car « elle a été la première à nous tendre la main » nous confie Karine le regard pétillant


Paris Artistes : Des artistes en « libre accès »

 Au 74 boulevard Richard Lenoir, comme dans tous les autres lieux de la manifestation dispatchée dans Paris, aller à PARISARTISTES #, c’est gratuit. « L’art en accès libre ». C’est la devise de PARIS ARTISTES #. Pour la présidente, « c’est très important car le prix peut être un frein quand on veut aller voir une expo au Grand Palais où le billet coûte douze ou quinze euros, voire même plus si on veut aller la Fiac ». L’événement veut toucher le grand public, rendre l’art contemporain accessible à tous. Selon Karine, « le grand public, à moins qu’il ait le langage ou la culture, ne va pas forcément dans les galeries ou dans des expositions d’art très contemporain ».  Pour PARISARTISTES #, la rencontre entre l’artiste et le public se veut primordiale. Il faut « un vrai contact avec l’artiste ». Le public pourra regarder les œuvres, échanger directement avec l’artiste, voter pour ce qui le touche le plus. Karine Paoli veut qu’un dialogue se crée : « Pour PARISARTISTES #, le fil rouge est dans le dialogue ».

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Un tremplin parisien pour artistes émergents

 Tout public est le bienvenu. Il en va de même pour les artistes. Pas besoin d’avoir fait les Beaux-Arts. Pas besoin d’appartenir à une galerie. Si c’est le cas, tant mieux. Sinon tant pis. Au Monopoly, c’est de 7 à 77. Ici, c’est presque pareil, le plus jeune artiste de 2015 avait 18 ans, le plus vieux 90 ans. Tous les profils peuvent intéresser le jury : « des artistes vraiment émergents comme des artistes qui ont déjà un peu exposé ». Le Jury sélectionne sur le travail présenté, l’histoire racontée ou par rapport à l’artiste lui-même. Deux sortes d’artistes pourraient pourtant émerger. Leurs « écuries », comme les nomme affectueusement la présidente, c’est-à-dire ceux qu’ils choisissent eux même et les artistes que les galeries proposent à PARISARTISTES #. L’événement se définit comme un « tremplin » pour artistes émergents. Tremplin qui pourrait d’ailleurs permettre à certains d’entre eux d’exposer à l’étranger. PARISARTISTES # a envoyé cette année 14 œuvres de 14 photographes différents pour un Salon de photographie contemporaine à Séoul.dsc_0300

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« Objectif femmes » : quand la photographie se conjugue au féminin.

Tous les médiums sont représentés dans PARISARTISTES # mais un « clin d’œil » à la photographie est bel et bien fait à la mairie du 9e avec l’exposition OBJECTIF FEMMES. Reflet de notre société, l’art ne laisse souvent pas à la femme une place égale à celle de l’homme. Karine s’échauffe un peu, on la sent lassée, agacée même : « Il y a énormément de femmes photographes talentueuses et on ne les met pas en lumière… c’est toujours les hommes… Même s’ils ont un regard différent, une approche peut être différente, pourquoi  la majorité est encore uniquement réservée aux hommes ». Pour elle, cette exposition au sein de PARISARTISTES # était aussi l’occasion de faire une exposition à la mairie du neuvième et « de garder le lien avec la mairie qui est partenaire, et ça depuis le début ». Qui sont les femmes exposées ? Elles sont sept. Leurs univers sont très différents. Carol Aplogan est spécialisée dans la photographie d’architecture. Françoise Spiekermeier, grand reporter, voyage sans cesse. Elle part aux quatre coins du monde à la recherche de « peuplades inconnues » dont le fil rouge est leur Beauté (au sens large comme au figuré). D’autres thématiques aussi diverses que l’allaitement et la mode sont traitées par d’autres artistes qui ont pour point commun le fait d’être des femmes photographes talentueuses.

PARISARTISTES # 2016

Vernissage de tous les lieux d’exposition le vendredi 7 octobre. Jusqu’au 9 octobre 2016.

Exposition collective au Bastille Design Center, 74 boulevard Richard Lenoir, Paris 11e.

 

Luciana Richard 



Une réponse à “PARISARTISTES # 2016, le pari d’une artiste”

  1. Ethanael dit :

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